Des fois, je serais curieux de savoir qui des parents ou des enfants détestent le plus les devoirs.Mais chuuut, il ne faut pas le dire trop fort. Nous aussi, les parents, aurions parfois besoin d’aide, pour se motiver un brin.Avouez qu’on a un bon défi sur les bras, pendant la période des devoirs :

Trouver le bon moment (à la fois dans notre horaire familial et dans LEUR horaire physique et mental).

– Savoir quand les aider et quand les laisser se débrouille

– Accorder juste assez d’importance à la tâche pour qu’ils se sentent encouragés mais pas étouffé

– Leur transmettre un semblant d’autonomie dans la gestion de leurs tâche

– Ne pas trop pogner les nerfs quand ça va moins bien.

Et les contraintes sont nombreuses. Parfois, on ne comprend absolument rien à leurs devoirs. Les formules légendaires qui ont survécu dans notre vieille mémoire ont complètement changé ou alors nos connaissances sont juste devenues désuètes. Difficile d’aider quelqu’un quand c’est lui qui doit nous expliquer la question…

D’autres fois, on comprend parfaitement… mais pas eux! Dans ce cas-là, la formule mathématique que l’on cherche, c’est comment additionner les explications tout en conservant sa patience.

On réexplique calmement, en prenant notre temps et en donnant des exemples faciles à retenir. Exactement comme les enfants font quand ils essaient de NOUS apprendre une nouvelle technologie ou un nouveau jeu sur leur bébelle techno. À chacun son apprentissage.

Pour se simplifier un peu l’existence, il existe l’aide aux devoirs. Ah, la bénédiction. Parfois les écoles offrent le service, mais il est aussi possible de se débrouiller autrement.

Chez nous, on a la chance de pouvoir compter sur une jeune femme qui vient à la maison une petite heure par semaine, afin de débourrer les devoirs du plus vieux. Cette session-là est devenue incontournable dans notre routine hebdomadaire. Un investissement très rentable pour notre bien-être mental, pour l’équivalent d’un repas au resto par mois, genre.

Et ça fonctionne. Notre garçon est beaucoup plus efficace avec elle qu’avec nous, il avance plus vite et quand c’est terminé tout le monde sourit. Y compris nous, les parents. On ne s’en passerait plus.

Mais le reste du temps, il faut s’armer de patience et se passer le relais entre parents. Et surtout, accepter que notre simple présence parentale semble enlever 50% des capacités cognitives de notre enfant. Un mystère de la science.

Avoir des attentes académiques, c’est bien. Tant que ça reste raisonnable. Une étude parue cette semaine raconte que les enfants qui réussissent le mieux sont ceux dont les parents accordent beaucoup d’importance à l’école. Mais selon la même étude, lorsque les aspirations des parents deviennent trop élevées ou déraisonnables, la motivation (et le succès) chutent drastiquement.

 

En gros, on doit les appuyer et les encourager, mais dans la mesure de leurs capacités.

Bons devoirs!