«Papa, maman, arrêtez de vous chicaner!»

Ma conjointe et moi ne sommes pas du type à nous obstiner souvent. Un malentendu par-ci ou une mésentente par-là en ce qui a trait à la façon de gérer un conflit entre nos enfants ou à la discipline à appliquer. Quand ça arrive, nous tentons généralement de régler le tout seul à seul.

Récemment, toutefois, le ton a monté devant nos enfants et nous avons failli nous emporter. Pour une connerie. Comme ça vous arrive probablement aussi à l’occasion. Une escalade rapide était en train de se faire.

J’ai tourné la tête vers mon plus vieux de 5 ans. Je l’ai senti nerveux. Il commençait à sautiller quelque peu sur le sofa, à nous regarder à tour de rôle avec des yeux furtifs. J’ai compris qu’il avait l’impression de ne pas être à sa place. Qu’il était en train de devenir le spectateur d’une représentation pour laquelle il n’avait sollicité aucun billet VIP. Nos enfants ne sont pas fous. Même en très bas âge, ils savent que quelque chose ne tourne pas rond.

Je n’avais pas tellement envie qu’il nous lâche un « Papa, maman, arrêtez de vous chicaner! », anxieux. Nous nous sommes calmés et avons poursuivi, plus en douceur.

Ce soir-là, je me suis rendu compte que nos enfants ne sont pas fous et que, même en très bas âge, les chicanes que nous avons peuvent les affecter.

Malgré cela, je crois que ce n’est pas mauvais que mes enfants assistent parfois à des disputes entre nous, lorsque celles-ci sont bien menées. Après tout, ils apprennent en nous voyant échanger, négocier et trouver un terrain d’entente. Les chicanes font partie de la vie et une fois qu’elles sont réglées, la relation peut se poursuivre sans en être entachée!

Je ferai quand même doublement attention à l’avenir. Et, advenant que le ton monte, il y a toujours la possibilité de faire subtilement semblant de donner raison à ma douce devant les petits… Puis de revenir à la charge un peu plus tard! Tactique de gars. Ah! Ah!